Conseil Municipal du 14 avril 2008 – Intervention sur la présidence de la Commission des Finances
Intervention sur la présidence de la Commission des Finances
Monsieur le Maire,
Je souhaite prendre la parole pour exposer à cette assemblée ma vision des enjeux relatifs à la fonction de président de la commission des finances de la mairie de Nice.
Lors de votre déclaration d’investiture, faisant ainsi écho à votre discours de la campagne municipale, vous avez souhaité que la transparence soit, je cite, « une règle nouvelle qui s’applique dans notre ville ».
La Gauche et la liste « Changer d’ère », dont je suis l’un des représentants, ne peut qu’être en accord avec ce principe nécessaire à tout fonctionnement normal de la chose publique et du fait démocratique.
C’est à ce titre que j’ai décidé d’accepter votre proposition de présider la commission des finances.
Cette commission, je le rappelle, est un organe consultatif, qui doit permettre un droit de regard et donc des moyens adaptés au contrôle politique du fonctionnement budgétaire de notre ville.
Cette transparence je la souhaite concrète, je la souhaite entière et sans compromis, hors des promesses électorales.
En conséquence, si l’opposition municipale a accepté d’assurer la présidence de la commission des finances, c’est avant tout dans l’intérêt général des niçois, seule et unique finalité qui guidera notre action quotidienne : chaque euro dépensé devra être un euro utile.
Dans cette perspective, j’entends exercer le nouveau rôle qui m’est dévolu en engageant de multiples initiatives pour éclairer le débat public sur vos choix budgétaires, et par là faire des propositions concrètes.
Je souhaite créer un site Internet rassemblant toutes les informations relatives à l’exécution du budget de la ville pour que rien ne soit caché aux niçois.
A partir de ce site, je souhaite créer un forum participatif où la parole de chaque citoyen sera prise en compte.
De plus, je souhaite organiser des réunions thématiques de cette commission, ouvertes à la presse et au public.
Chaque année, j’irai à la rencontre des niçois au moyen d’un rapport moral qui rendra compte du travail effectué par cette commission.
Je suis certain, Monsieur le Maire, que les actes que je propose ne seront pas en contradiction avec votre discours.
Permettez-moi toutefois de vous faire part de mon inquiétude. En effet, pour l’élaboration du budget 2008, nous allons procéder à un vote bloqué, sans débat, où la parole de l’opposition est, de fait, confisquée, alors que le temps nous aurait permis de débattre en toute sérénité de ses orientations majeures pour la ville.
Cette décision est en contradiction totale avec votre discours
Rappelez-vous votre document de campagne : « Dire ce que je ferai et faire ce que j’ai dit ».
La transparence sans le débat, ça commence mal !
