Conseil Municipal du 18 septembre 2009 – Restauration scolaire

Délibération 17.3 – Restauration scolaire – Distribution de fruits frais aux élèves des écoles maternelles publiques dans le cadre de l’opération (un fruit à la crèche)

Mme HERNANDEZ-NICAIRE – J’interviendrai aussi sur cette délibération. Je partage le point de vue de Robert Injey sur l’aspect financier de cette délibération. Il est évident que ce type d’action ne peut que satisfaire une élue Verte, même très pâle. Nous nous battons contre la malbouffe depuis des années et cette intervention va dans le droit fil de celle que j’avais faite à propos de la DSP de la restauration scolaire. Au-delà du titre accrocheur « un fruit à la récré » il y a malheureusement la dure réalité marchande qui se trouve résumée page 2 de la délibération dans le 1er considérant qui dit : « la distribution sera hebdomadaire, les fruits distribués seront sous forme entière, en quartiers, en jus ou en compote, et 20 % seront issus de l’agriculture bio. » Si l’on ajoute que la quantité prévue est de 70 grammes par semaine c’est très exactement, je l’ai pesé moi-même hier soir, 20 petits grains de raisin. L’on est très loin « d’un fruit à la récré » et l’on risque même d’être très loin d’un fruit tout court, car le fait que le marché soit attribué à la Sodexho n’arrange rien. Nous avons vu la dernière fois que les cuisines centrales ne sont pas équipées pour traiter des légumes et des fruits frais. Nous nous acheminons vers des jus et autres sucreries, ce que je réprouve absolument.

Il faut impérativement que les enfants apprennent à apprécier des fruits frais qu’il faut mâcher et dont ils doivent apprendre le goût, la texture, la couleur. Alors que se pose le problème de l’obésité infantile, substituer à des vrais fruits frais voulus par le législateur des jus et des compotes va à l’encontre du but recherché. Je vous demande donc de bien vouloir amender la délibération et de supprimer les mots « jus de fruits » et « compote », s’il vous plaît. […]

M. AZINHEIRINHA - En réalité j’ai deux solutions pour vous répondre, j’avais la possibilité de prendre l’une ou l’autre mais je vais prendre les deux.

- La première est de répondre à vos questions :

Concernant les fruits frais ou pas frais, cela ne me dérange pas d’amender l’avenant pour préciser qu’ils sont frais, si tant est que l’on arrive juridiquement à définir le mot « frais », ce qui sera assez compliqué.

Quant au débat sur les tarifs prohibitifs, je voulais vous préciser que nous avons bien évidemment mis en concurrence un certain nombre d’organismes avant de faire ce choix. Entre le moment où vous achetez vous même vos fruits ou votre jus de fruits et le moment où ils sont achetés et livrés dans les 162 écoles de la ville pour servir les 10 000 enfants, il y a un coût de fabrication, de livraison, de mise en place, de découpe, et ce prix doit être pris en charge.

Mais je vous propose de reporter le débat plus global de la restauration scolaire. Comme vous le savez, nous arrivons à la fin d’une DSP que personnellement je n’ai pas signée, ni le maire de Nice. Nous aurons à renouveler cette DSP dans quelques mois et nous aurons ce débat tranquillement entre nous en commission, et bien avant d’ailleurs puisque certains d’entre nous participent à la commission qui prépare l’élaboration du cahier des charges.

Madame Hernandez-Nicaise, sur les 20 petits grains et les jus de fruits et compotes que vous voulez supprimer, pour une fois je ne suis pas d’accord avec vous.

En école maternelle, si les petits enfants de trois ans arrivent à manger 20 grains de raisin c’est très bien, et j’ajoute que je n’arrive pas à faire manger des fruits à ma petite fille et je suis très heureux que dans les cantines l’on puisse transformer ces fruits soit en compote soit en jus de fruits parce que cela leur fera un apport de fruits. – Ma deuxième réponse est la suivante : je savais que vous vous passionneriez pour ce sujet, je vous ai fait livrer ce matin des fruits qui vont vous être distribués dans cinq minutes parce que c’est bientôt la récré ! Vous aurez un panel de fruits bio livrés par la ferme bio de Saint-Blaise et ainsi vous pourrez déguster le grammage, le côté frais…

 

La délibération n°17.3, mise aux voix, est adoptée à l’unanimité.

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