Conseil Municipal du 27 juin 2008 – Délibération 1.1 – Lancement d’un audit sur le patrimoine immobilier
Que le patrimoine immobilier de la Ville aie besoin d’un sérieux lifting est une évidence. Si j’ai bien compris vos propos lors de la commission permanente, les services des bâtiments communaux ont déjà procédé à un premier recensement des besoins. Et pourtant nous lançons un audit par le biais d’un Appel d’Offres Ouvert et cet audit ne concernera que 37 bâtiments sur un parc de 512 établissements, pour la modique somme de 370 000 €.
J’ai écouté vos commentaires et voudrait faire deux remarques. Premier point : la technique d’échantillonnage me semble pour le moins baroque:
Pourquoi la sélection ne comporte-t-elle que 5% des établissements scolaires contre 10% des établissements cultuels ? Alors que certaines écoles sont dans un état de délabrement honteux et qu’il n’a pas besoin d’un audit pour le savoir.
De plus ce tirage au sort par le Maître d’ouvrage m’est tout à fait incompréhensible. Mathématiquement cet échantillon n’en est pas un, mais il va être surtout générateur d’un sentiment d’injustice dans la ville.
J’espère néanmoins qu’un audit sérieux — à 10000€ par bâtiment, il peut l’être — permettra de soulever enfin le problème important et non traité du bilan énergétique;
Mais il a un deuxième point soulevé par cette délibération (ainsi d’ailleurs que par un certain nombre des conseils précédents). La ville a déjà lancé » plusieurs études, audits et autres, tous externalisés.
Permettez moi de Vous relire des extraits du rapport de la CRC concernant la gestion de la commande publique de la ville et débattu ici en janvier 2004:
« (…) la Ville de Nice devrait approfondir sa réflexion sur ses capacités internes permettant de répondre à ces exigences (i.e. le meilleur choix de l’opérateur). Il apparaît en effet qu’au cours des exercices examinés la collectivité a multiplié le recours à des prestataires de services extérieurs (…) pour des consultations ou des expertises diverses. Elle dispose pourtant en interne de compétences juridiques, financières et techniques nécessaires au bon accomplissement de ces missions. (…) cette propension aux recours aux services extérieurs peut résulter, soit d’un manque de productivité ou de qualification des services municipaux, soit de la volonté des décideurs municipaux d’externaliser la commande et de s’exposer ainsi à des coûts accrus »
C’était il y a 4 ans … Ces recommandations ont été vaines. Je ne citerai pour exemple que l’élaboration du PLU qui a été menée avec force, études externes … et coûteuses. J’espère que nous n’allons pas continuer sur la pente savonnée des études et audits de tout bord.
